CHEMIN DE CROIX

Tout ce que nous vivons depuis le début du confinement est complètement inédit. La semaine sainte de cette année, pour les chrétiens du monde entier, n’échappe pas à la règle !
La pandémie ne saurait rester étrangère à notre vie chrétienne. Des gens souffrent et meurent autour de nous, des soignants donnent tout ce qu’ils peuvent et se battent contre ce mal invisible en risquant leur vie ; bien des acteurs de services publics ou privés continuent courageusement leur travail ; chacun de nous demeure le plus respectueux possible des règles du confinement pour ne pas transmettre le virus ou être contaminé.
Saurons-nous reconnaître Jésus portant la croix à travers les malades, les souffrants, les morts, mais aussi les soignants et tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, se mettent au service,même par une humble prière du plus profond de leur cœur ?
La pandémie afflige notre monde, le frappe et le fait vaciller. Elle est pourtant bien le chemin sur lequel Jésus porte la croix avec nous, si nous acceptons le suivre. Où nous mène-t-il ? Jusqu’au matin de la Résurrection !
Sophie nous emmène avec elle, « au front », pour combattre le mal et rencontrer Jésus qui est là, et qui souffre avec le malade, qui pleure avec la famille endeuillée, qui entraîne son amie jusqu’à risquer sa vie pour son prochain. Que cette méditation offerte de grand cœur par Sophie nous fasse toucher du doigt l’amour incommensurable du Dieu de Jésus-Christ pour notre monde et pour chacun de nous.

Père Loïc

Pour une méditation du Chemin de Croix cliquer sur le lien

Prière de communion spirituelle en temps de confinement

Seigneur Jésus, je crois fermement que Tu es présent dans le Saint Sacrement de l’Eucharistie.

Je T’aime plus que tout et je Te désire de toute mon âme. « Après toi languit ma chair comme une terre assoiffée » (Ps 62)

Je voudrais Te recevoir aujourd’hui avec tout l’amour de la Vierge Marie, avec la joie et la ferveur des saints.

Puisque je suis empêché de Te recevoir dans le sacrement, viens au moins spirituellement visiter mon âme.

En ce temps de carême, que ce jeûne eucharistique auquel je suis contraint me fasse communier à Tes souffrances et surtout, au sentiment d’abandon que Tu as éprouvé sur la Croix lorsque Tu t’es écrié : « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné. »

Que ce jeûne sacramentel me fasse communier aux sentiments de Ta très sainte Mère et de saint Joseph quand ils T’ont perdu au Temple de Jérusalem, aux sentiments de Ta sainte mère quand elle Te reçut, sans vie, au pied de la Croix.

Que ce jeûne eucharistique me fasse communier aux souffrances de Ton Corps mystique, l’Église, partout dans le monde où les persécutions, ou l’absence de prêtres, font obstacle à toute vie sacramentelle.

Que ce jeûne sacramentel me fasse comprendre que l’Eucharistie est un don surabondant de Ton amour et pas un dû en vue de mon confort spirituel.

Que ce jeûne eucharistique soit une réparation pour toutes les fois où je T’ai reçu dans un cœur mal préparé, avec tiédeur, avec indifférence, sans amour et sans action de grâce.

Que ce jeûne sacramentel creuse toujours davantage ma faim de Te recevoir réellement et substantiellement avec Ton corps, Ton sang, Ton âme et Ta divinité lorsque les circonstances me le permettront.

Et d’ici là, Seigneur Jésus, viens nous visiter spirituellement par Ta grâce pour nous fortifier dans nos épreuves. Maranatha, viens Seigneur Jésus.

 

Mgr Raymond Centene, évêque de Vannes